Dresde, le 21 avril 1726. 3 siècles nous séparent de ce dimanche de Pâques où est donnée une messe justement destinée à célébrer la résurrection du Christ, écrite par le compositeur attaché à la cour de l’électeur de Saxe, l’une des plus brillantes d’Europe. Brillante est aussi l’entrée tambour battant du kyrie, avec trompettes, ponctuée par les acclamations du chœur. Mais l’auteur de cette messe pascale nous rappelle, par la variété des climats qu’il installe, que le joie de la résurrection succède de peu à la douleur de la Passion. Entre gloire éclatante et nécessaire pénitence, la Missa Paschalis démontre l’art de la rhétorique musicale de son créateur, Jans Dismas Zelenka.
Qui va piano, va Rachmaninov

