Le terme « polyphonie » vient du grec « poluphônia », composé de « polus »: abondant, nombreux, et de « phônê »: le son, la voix. Durant la Renaissance, le « polus » se traduit le plus souvent en 4, 5 voix, parfois 8, plus exceptionnellement en 12 ou 16, notamment chez les vénitiens inventeurs de la polychoralité. Avec ses 40 voix superposées durant 10 minutes, le motet « Spem in alium » de l’anglais Thomas Tallis est longtemps resté l’unique exception connue, et un record. Mais au cœur du 16ème siècle, ce « Spem in alium » est sans doute d’abord le fruit d’une rivalité anglo-italienne, la performance de Tallis ayant été inspirée par l’italien Alessandro Striggio.
Palestrina, l’équilibriste

